Des roses et des livres pour la Journée Mondiale du livre

Il y a un petit air de printemps à Paris aujourd’hui, ça me donne des idées de fleurs et d’après-midis entières passées à me prélasser à la terrasse d’un café avec un bon livre.

Et ça tombe très bien, parce que justement, aujourd’hui c’est la Journée Mondiale du livre, organisée par l’UNESCO, où la tradition veut que l’on offre des livres, et… des roses.

Affiche offerte à l’UNESCO par les étudiants du BTS édition de l’Asfored : A.Deglane, D. Desroches, L. Maniez, E. Monnet, T. Samson, M-L Vaillé

Un billet posté sur le blog de Bookeen aujourd’hui propose une jolie idée : adapter cette fête aux ebooks en envoyant des roses virtuelles, faites au clavier :

—-’—–,—{@

Je vais donc en profiter pour envoyer des roses virtuelles via twitter à certains de mes auteurs préférés, en espérant qu’ils me répondront avec des livres virtuelles, comme il se doit. Je pense tout de suite à Fred Vargas, l’un de mes auteurs préférés, dont justement les livres ne sont pas (encore ?) disponibles en éditions numériques, alors que ça me ferait tellement plaisir de les lire sur ma liseuse…

Croyez-vous qu’une rose virtuelle suffira pour que je les trouve enfin chez mon libraire ?

À qui enverriez-vous une rose virtuelle (par mail, ou sur twitter avec l’étiquette #WorldBookDay) ? Dîtes-le nous dans les commentaires.

Détail pertinent : le nom complet de cette fête depuis qu’elle est organisée par l’UNESCO est  est la « Journée mondiale du livre et du droit d’auteur ». Cette année justement « l’UNESCO tient compte de la problématique particulière du droit d’auteur….et crée même un observatoire du piratage. » L’Actu des ebooks donne des détails de cette opération dans un article sur le sujet. Il termine par cet appel qui mérite d’être repris largement :

Espérons que cet observatoire servira aussi à signaler et à trouver des alternatives au tout « répressif ».

Tout démontre en effet qu’ Hadopi ou des projets comme ACTA sont mal perçus et provoquent une dangereuse escalade, ainsi qu’une radicalisation de la démarche des pirates comme des états. Tout cela crée les conditions idéales pour des solutions inquiétantes de part et d’autre….
Et même si c’est plus facile à dire qu’à faire, à l’ère du numérique le droit d’auteur a besoin de solutions plus innovantes que la répression.

Plus d’infos :
Journée Mondiale du livre sur le blog de Bookeen
La Journée Mondiale du Livre sur le site de l’UNESCO
L’article de l’Actu des ebooks

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Pourquoi enlever les DRM ?

Suite à mon article sur l’abandon du DRM par les éditeurs suédois, la question s’est posée de savoir pourquoi un client légitime voudrait enlever les DRM. C’est une bonne question et j’ai l’impression que parfois, certains éditeurs font l’amalgame un peu facile « refus des DRM = Pirate ». Et si il ne s’agissait pas du tout de cela ?

D’abord, que sont les DRM ? DRM signifie « Digital Rights Management », « Gestion des Droits Numériques » (ou, selon certains, « Digital Restrictions Management », « Gestion des Restrictions Numériques »). Ce sont en gros des verrous numériques qui empêchent l’accès à un fichier numérique sauf sous certaines conditions : connexion au serveur des DRM sur un compte autorisé, identification du lecteur comme étant l’acheteur du fichier, transfert du fichier uniquement sur un terminal autorisé sur le compte… Il y a plusieurs systèmes de DRM (incompatibles entre eux). Pour les livres numériques, le système de Mobipocket (racheté par Amazon) est parmi les plus anciens encore en service, mais impose une clause d’exclusivité : une liseuse qui supporte les DRM Mobipocket ne peut supporter de DRM concurrent. Les fichiers ePub utilisent souvent le système d’Adobe, baptisé « Adept ».

Bien, pourquoi donc vouloir les enlever des fichiers que l’on a achetés, de façon tout à fait légitime ?

Une première réponse à la question arrive dans les commentaires encore, donnée par « EowynCarter », qui énumère les raisons suivantes :

Raison 1 : Conversion de format. Je suis passé d’une liseuse mobi [format Mobipocket, ndlr] a une liseuse ePub, heureusement que j’ai pu enlever les drm.
Raison 2 : Certain OS ne lisent pas les fichier DRM (linux ou android par exemple).
Raison 3 : Ne pas avoir à se prendre la tête avec les activations. Ne pas se soucier de savoir si ADE [Adobe Digital Editions, application qui permet la lecture de fichiers avec DRM Adobe, ndlr] existera toujours dans X années, tout ça. Les fichiers sans DRM, ça marche, tout simplement.

Voilà que que veux l’utilisateur, lire son livre sans contrainte, sans les galères et soucis occasionnés par les DRM.

Je ne peux qu’être d’accord, et à ces raisons j’en rajoute d’autres :

Raison 4 : Vouloir s’assurer l’accès à sa bibliothèque numérique, même si le distributeur des DRM disparaît (on ne les compte plus…) ou coupe l’accès pour une quelconque raison (comme l’a fait Overdrive récemment pour la librairie numérique Fictionwise).

Raison 5 : Vouloir s’assurer l’accès à sa bibliothèque, même si l’on change d’ordinateur ou réinstalle son système. J’ai dû réinstaller mon système après un gros plantage de Windows. C’est seulement ensuite que j’ai découvert que mon installation du Windows Reader a été réinitialisée avec un nouvel identifiant. Je ne peux plus ouvrir mes livres au format .lit avec DRM stockés sur mon disque dur, et je n’ai pas non plus accès au téléchargement depuis mon compte en ligne. Et comme je n’arrive pas à retrouver le login pour mon compte passeport (que j’ai dû créer exprès pour acheter des fichiers .lit, et ne plus jamais ouvrir…) pour « ré-activer » mon installation de MS Reader, pas moyen de régler le problème. En gros, ces livres ne me seraient plus accessibles, et tant pis pour moi si il y en a certains que je n’ai pas encore lus… Je les ai pourtant achetés, mais si je n’avais pas enlevé les DRM de suite (en l’occurrence, pour pouvoir les convertir vers le format supporté par ma liseuse, donc Raison 1), je ne pourrais pas les lire.

Raison 6 : les DRM coûtent cher ! Et ce coût est forcément répercuté sur le prix de vente du livre. Ça veut dire, soit des livres plus chers à l’achat, soit moins d’argent pour les créateurs de contenu. Je ne vois pas bien l’intérêt de payer cher quelque chose qui ne sert à rien…

Les DRM sont présentés comme un moyen de limiter les copies illicites diffusées en ligne. En réalité, si on a les compétences techniques pour envoyer un fichier sur un réseau de partage, on a également les compétences techniques pour enlever les DRM. Il suffit de quelques secondes et l’on n’a pas besoin d’être un hacker invétéré (pas même un hacker novice). Les DRM servent bien plus à verrouiller l’accès au contenu et rendre captifs les clients qui ne sont pas suffisamment à l’aise avec l’informatique pour apprendre à les contourner ; si l’on sait qu’acheter une liseuse de marque différente rendra impossible la lecture de sa bibliothèque de livres achetés (souvent chers), on y pense à deux fois avant… ou, souvent, on apprend à les « libérer ».

Certains disent de manière imagée qu’imposer des DRM équivaut à exiger que tel livre soit lu dans un fauteuil spécifique (même si celui-là vous fait mal au dos, et vous préférez le vôtre), à la lumière d’une ampoule propriétaire (et le jour où elle grillera, tant pis si vous n’avez pas terminé), en portant des lunettes propriétaires avec une correction imposée (même si l’on a une vue parfaite). Est-ce que cela semble raisonnable ? J’ai intitulé cet article « Pourquoi enlever les DRM ? » mais je crois que « Pourquoi abolir les DRM ? » aurait convenu tout autant…

L’industrie de la musique a fini par comprendre que les DRM ne font qu’embêter ses clients légitimes (car aucun fichier « piraté » n’a de DRM…), ceux justement qu’il faudrait encourager. Résultat, quasiment toutes les plateformes légales vendent désormais des mp3 sans verrous. Mais ils ont mis des années avant de le comprendre, et entretemps c’est le public qui a payé les pots cassés. On ne peux qu’espérer que les éditeurs tireront la leçon de l’expérience de ceux qui ont emprunté ce chemin avant eux, et se passeront plus vite des DRM.

Vous avez peut-être d’autres raisons pour enlever les DRM, que je n’ai pas citées (auxquelles je n’ai peut-être pas pensé). N’hésitez pas à les poster dans les commentaires.

Suite aux commentaires :

Raison 7 signalée par Nicolas : pour intervenir sur la mise en forme du livre ou pour en corriger les coquilles.  Le livre numérique étant encore plus ou moins à ses débuts, ces dernières sont malheureusement plus nombreuses que dans les livres papiers, en raison de la méthode employée parfois pour se procurer le texte source : il s’agît de scanner un exemplaire papier, puis de passer les images obtenues par une application de reconnaissance optique de caractères (OCR). Ces applications ne sont pas infaillibles, et si le texte n’est pas soigneusement relu avant publication on retrouve des fautes caractéristiques. Quant à la mise en forme, de façon similaire, si le ebook n’est pas correctement présenté pour un petit écran, ou simplement si la mise en forme n’est pas très soignée, la lecture en devient pénible. Le lecteur intrépide peut corriger ces défauts, mais… uniquement sur un fichier sans drm.

Raison 8 proposée par jctergal : par conviction, tout simplement. Et il ajoute que dans ce cas-là, le mieux est encore de ne jamais acheter de livre verrouillé… car on pourrait passer sa vie entière à lire uniquement des livres qui sont dans le domaine public.

Rajouté le 3 mars : je viens de tomber sur ce billet sur le blog de la librairie numérique Immatériel.fr, qui donne le point de vue du détaillant, sur la question. Instructif.

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Les aventures de Sherlock Holmes par Sir Arthur Conan Doyle, offert par ex-elibris

En achetant une liseuse pour noël 2009, je savais que l’offre en français était plutôt pauvre. Fort heureusement, le domaine public fourmille de livres numériques disponibles gratuitement et en français. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai retrouvé l’un des auteurs favoris de mon enfance : Arthur Conan Doyle, et son mythique Sherlock Holmes (dans la même veine on trouve aussi les romains d’Agatha Christie et d’Alfred Hitchcock).

Le premier livre que j’ai donc commencé et fini sur ma nouvelle liseuse s’intitule : les Aventures de Sherlock Holmes. C’est en fait un recueil de plusieurs des enquêtes du détective retranscrite par le Dr. Watson. Certaines sont évidemment plus surprenantes que d’autres, mais dans tous les cas, le passage où Holmes explique son raisonnement vaut le détour. On y découvre entre autres, l’une des fois où Irène Adler arrive à tromper Sherlock Holmes, un certain exploit.

Chose étrange, c’est en commençant à lire le livre, que j’ai appris qu’un film allait bientôt sortir au cinéma. Je n’ai jamais eu de bonnes surprises avec les films racontant un livre que j’ai déjà lu. Et bien évidemment, Sherlock Holmes, le film de Guy Ritchie ne déroge pas à la règle. Je ne m’étais pas ennuyée autant devant un film depuis bien longtemps. Seule, la façon dont sont traités les raisonnements d’Holmes relève un peu la soupe, encore que, il fallait bien trouver quelque chose. Bref, pour avoir du « Sherlock Holmes-like », je préfère encore regarder Dr House, série qui s’est bien évidemment inspirée énormément du personnage d’Holmes. J’en veux pour preuve, cette description figurant au début du livre des Aventures de Sherlock Holmes :

« Son esprit lucide, froid, admirablement équilibré répugnait à toute émotion en général et à celle de l’amour en particulier. Je tiens Sherlock Holmes pour la machine à observer et à raisonner la plus parfaite qui ait existé sur la planète ; amoureux, il n’aurait plus été le même. Lorsqu’il parlait des choses du cœur, c’était toujours pour les assaisonner d’une pointe de raillerie ou d’un petit rire ironique. »

Vous l’aurez compris, si vous êtes à la recherche d’un roman policier classique, simple à lire mais efficace, (re)plongez-vous dans les Sherlock Holmes.

Voici la chronologie des livres écrits par Arthur Conan Doyle :

• Une étude en rouge, 1887 : roman
• Le Signe des quatre, 1890 : roman
• Les Aventures de Sherlock Holmes, 1891 : recueil de nouvelles
• Les Mémoires de Sherlock Holmes, 1892-1893 : recueil de nouvelles
• Le Chien des Baskerville, 1902 : roman
• Le Retour de Sherlock Holmes, 1903 : recueil de nouvelles
• La Vallée de la peur : roman
• Son dernier coup d’archet : recueil de nouvelles
• Les Archives de Sherlock Holmes : recueil de nouvelles

En bonus, ex-elibris vous propose son édition ePub du recueil des Aventures de Sherlock Holmes (clic droite, « enregistrer sous »).

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Sondage sur les ebooks

Vous avez quelque chose à dire aux éditeurs ? Ne ratez pas cette occasion alors. Jane, bloggeuse du site Dear Author, Sarah Wendell de Smart Bitches Trashy Books et Editeur Angela James de Carina Press interviendront lors de la conférence O’Reilly « Tools of Change » à New York à la fin du mois, sur le thème de « que veut le lecteur. »

Elles en savent déjà un rayon sur le sujet mais voudraient appuyer leur présentation sur des chiffres concrets, elles ont donc créé un sondage en ligne qui ne se gêne pas pour poser les questions qui fâchent. Laissez votre adresse mail pour participer à un tirage au sort pour gagner 250$ sur l’achat d’une liseuse de votre choix.

Le sondage (en anglais) est ici : https://dearauthor.wufoo.com/forms/ebook-reading-survey/

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L’iPad, réellement une révolution ?

Des années qu’elle était la proie de toutes les rumeurs, des années pourtant qu’elle n’était jamais annoncée, la voilà enfin la fameuse tablette d’Apple, l’iPad. C’est le 27 janvier dernier que Steve Jobs a présenté au monde entier sa tablette, usant et abusant de tous les qualificatifs possibles pour la vanter. Si cette tablette était très attendue elle a pourtant déçue, l’opinion n’étant pas aussi convaincue que Steve Jobs du «wonderful» de l’objet. Cette tablette c’est finalement un croisement entre un netbook et un iPhone mais sans être aussi bien que l’un ou l’autre.

Je ne reviendrai pas sur tout ce que fait ou ne fait pas cette tablette, vous trouverez des tas d’articles papiers ou online pour ça, la presse ayant abondamment couvert le «fameux événement». Ce qui nous concerne, nous chez Ex-elibris, c’est plutôt la partie lecture numérique et ça tombe bien, car Steve Jobs vient de lancer son iBook store, faisant dans le même temps de l’iPad, la machine Apple la plus adaptée pour lire un livre numérique. Mais est-ce vraiment sur l’iPad qu’on retrouvera la meilleure expérience de lecture ?

Certes, vu la puissance de frappe d’Apple, l’iBook store devrait rattraper rapidement son cousin Amazon mais dans quel but ? L’écran de l’iPad n’étant en rien adapté à la lecture numérique (car LED, donc rétro-éclairé), lire Proust dessus relèvera d’un certain masochisme. Alors certes, l’écran tactile multitouch fera des merveilles en terme d’expérience utilisateur : fluide, intuitif et en couleur mais voilà, lorsqu’on lit, c’est encore l’expérience de lecture qui importe. Lorsqu’une telle technologie sera disponible pour des écrans de type e-ink*, alors je pense que le marché du livre numérique atteindra une certaine maturité et devrait convaincre les plus sceptiques.

On peut cependant noter qu’Apple à fait l’effort d’utiliser le format ePub, mais en utilisant son propre système de DRM (en fâchant Adobe au passage…). Wait & See donc, mais tout ça n’augure rien de bon pour l’ouverture et la démocratisation.

* La technologie e-ink permet d’imiter l’apparence de l’encre imprimé sur du papier tout en étant modifiable électroniquement. Cette technologie ne nécessite pas de rétro-éclairage car il est purement réflectif. Il utilise la lumière ambiante de la même manière que l’utiliserait un livre papier.
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Liseuses : des ventes doublées en un an

Les fabricants de liseuses gardent en général bouche cousue sur leurs chiffres de ventes, mais d’autres parlent à leur place. Ainsi, les chercheurs du Yankee Group aux États-Unis ont récemment publié une étude de marché intitulé « Yankee Group’s US E-Book Reader Forecast: Kindling a Fire« *. D’après eux, les ventes de liseuses aux Etats-Unis montent à $2,92 Millions, et surtout, ils prévoient qu’en 2010, se vendront $6 Millions de liseuses, soit le double des ventes de l’année précédente. Ils annoncent en outre que le marché montera à $2,5 milliards d’ici 2013. D’après eux, le premier fabricant à commercialiser une liseuse basique, qui ne fait que lire et qui se vendra à moins de 150$, gagnera le marché.

Ailleurs, déjà, les liseuses rentrent désormais dans les mœurs, sortant de leur niche de « gadget » pour trouver leur place chez les grands lecteurs. Et les ventes d’ebooks suivent : Amazon a vécu un moment décisif, le jour de Noël, en vendant d’avantage d’ebooks que de livres papiers (article en anglais).  Évidemment, cela est dû surtout à la quantité de gens qui ont trouvé un Kindle (la liseuse d’Amazon) sous le sapin, et se sont empressés de se connecter pour télécharger de quoi le remplir. N’empêche, symboliquement, c’est un moment charnière.

Si le livre numérique reste encore relativement confidentiel en France,  ici aussi le phénomène prend de l’ampleur, alors que nous n’en sommes encore qu’aux prémices du phénomène. Nous voyons une prolifération de références dans les médias et la prise de conscience se généralise. Les ebooks suivent leur bonhomme de chemin. La question n’est plus « si » l’ebook décollera en France, mais « quand ». L’année prochaine ? Dans cinq ans ? Ou… dès 2010 ? Qu’en pensez-vous ?

* « Les prévisions pour les liseuses aux Etats-Unis : allumer un feu ». Passons sur le métaphore quelque peu douteux, puisqu’il s’agît d’un jeu de mot sur « kindle », « s’enflammer » en français.

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Pour la St. Valentin, des chocolats, et… une liseuse ?

C’est en tout cas ce que la Fnac propose ! En effet, la newsletter publicitaire du 3 février, ayant pour thème la St. Valentin, propose une panoplie de cadeaux potentiels, allant des livres aux dvds au… Reader de Sony. Bon, après tout, c’est vrai que l’édition Pocket existe en rose.

Le Sony Reader pour la St. Valentin

Le Sony Reader pour la St. Valentin

Encore une indication que les ebooks deviennent un produit de consommation de masse en vogue, ou simplement le marketing à toutes les sauces typique des fêtes en tous genres ? À votre avis ? Et vous, ça vous séduirait, une liseuse joliment emballée ?

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Les éditeurs Suédois adoptent le ePub, abandonnent les DRM

Le journal suédois Göteborgs-Posten nous informe que les éditeurs suédois se sont mis d’accord pour adopter le format standard de l’industrie pour les ebooks, le ePub.

De plus, ils abandonnent les systèmes d’encryption « anti-copie » réstrictifs (DRM) en faveur d’une protection dite « sociale », qui marque les ebooks d’un filigrane pour en identifier l’acheteur. D’après l’article, les principaux éditeurs du pays dont Bonniers, Piratförlaget, et Natur och Kultur ont déjà donné leur accord. Les lecteurs pourront acheter des ebooks sans DRM d’ici 2 mois environ.

Les DRM sont censés protéger les auteurs et éditeurs contre la diffusion à grande échelle de copies illégales. En réalité, ils peuvent être contournés en quelques instants même sans connaissances informatiques très poussées. Ils ne servent qu’à compliquer la vie aux clients légitimes, surtout ceux qui n’ont pas les compétences requises pour les enlever, et sont donc les moins aptes à effectuer une diffusion illicite à grande échelle.

C’est un grand pas en avant pour l’édition suédoise et pour les lecteurs du pays. Espérons que la pratique se généralisera rapidement.

via MobileRead

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Résumé du CES 2010

Le plus grand salon consacré à l’innovation technologique grand public, le Consumer Electronic Show, s’est tenu du 7 au 10 janvier à Las Vegas. Tendance phare cette année, les liseuses étaient attendues en nombre. Des dizaines de modèles ont ainsi été présentés confirmant certains acteurs et en introduisant de nouveaux.

Une partie de ces modèles sont dans la continuité de ceux qui ont fait l’actualité 2009, c’est-à-dire les Sony Reader, le Kindle d’Amazon, les Opus de Bookeen et le Nook de Barnes&Noble. La plupart de ces futures liseuses possèdent un écran de 6’’ tactile utilisant la technologie e-ink. Le tactile est donc maintenant incontournable et il semblerait que la technologie soit  mieux maitrisée, on ne retrouve pas ce reflet si typique au premier essai de Sony, le 700. La plupart de ces machines sont communicantes, intégrant le wifi et/ou la 3G. L’offre se diversifiant, chacun peut donc maintenant trouver chaussure à son pied en fonction de ses critères. Finalement, pour cette catégorie de lecteur, la plus grande innovation reste l’accessibilité des tarifs. Ainsi on trouvera par exemple l’Orizon de Bookeen à 250$ et le RCA Lexi d’Audiovox à 230$. Voilà qui devrait accélérer encore plus la démocratisation du livre numérique, du moins aux USA.

Le format EPUB est désormais bien installé car il est nativement lu par tous les nouveaux readers présentés au CES. Et même si la plupart de ces machines sont plus ou moins liées avec un partenaire tel que Borders ou Barnes&Nobles, l’adoption du format Epub les ouvrent au reste des libraires du web. Le Kindle d’Amazon est donc de plus en plus isolé dans sa logique de fermeture.

Modèles :
Spring Design, Alex
Orizon, Booken
PocketBook 360, PocketBook
RCA Lexi, Audiovox
Iriver Story
Jinke, SiPix
E6 and E10, Samsung

Durant ce salon, deux autres modèles ont retenu l’attention, il s’agit du QUE de Plastic Logic et du Skiff Reader. Leur particularité ? Leur écran grand format, quasiment de la taille A4, parfait pour lire des journaux, des fichiers pdf de toutes sortes ou bien des manuels techniques. Ce genre de liseuses est plutôt dédié au monde professionnel pour le moment. En effet, le prix demandé pour en acquérir un reste exorbitant. (650$ pour le 1er modèle QUE par exemple).

Modèles :
Plastic Logic QUE
Skiff Reader

Dans la catégorie Hybrid, plusieurs modèles : l’Entourage Edge, le Pixel QI ou bien encore l’Astri. Le principe de ces deux lecteurs est simple. Deux écrans : l’un utilisant la technologie e-ink, l’autre étant un écran LCD. Les deux écrans pouvant s’interconnecter entre eux. Par exemple en sélectionnant un bout de texte d’un livre sur l’écran monochrome et en l’utilisant pour faire une recherche sur internet à partir de l’écran LCD. L’idée me semble intéressante (et cela aurait au moins le mérite d’enlever tout problème de dictionnaire avec l’accès au web), néanmoins je ne suis pas encore pleinement convaincue par l’encombrement, ou bien encore la gêne visuelle due à l’écran LCD.

Modèles :
Entourage Edge, Entourage System
Pixel Qi

Côté technologie, Liquavista a présenté ses premieres liseuses disposant d’écran couleur.

Vous aurez pu remarquer que cet article ne mentionne aucune tablette. Il est vrai que même si ces fameuses tablettes créent le buzz en ce moment, elles n’intègrent pas de technologies propres à la lecture électronique.

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Manifeste

« Le livre numérique dans tous ses états »

Pourquoi ce blog ? Le livre numérique est en train de prendre son essor en France. C’est un moment charnière où notre rapport au livre, qui occupe une place privilégiée depuis des siècles, évolue, s’ouvre à de nouveaux supports de lecture en plus du papier. Le texte à l’état pur prend de l’importance en s’affranchissant de son support historique, et le livre numérique nous permet de nous plonger dans une belle histoire comme nous l’avons toujours fait, mais aussi de jouer un rôle plus actif dans notre lecture si nous le souhaitons. Le monde de la littérature se démocratise aussi et nous voyons de plus en plus d’auteurs « s’auto-éditer » en ligne, ou chez des maisons d’édition indépendantes, profitant d’un accès direct au public que Gutenberg nous envierait.

Nous aimons les livres, numériques ou papiers. Nous aimons lire. Nous aimons la technologie. Et surtout nous aimons en parler ! Ici nous avons envie de partager nos découvertes et nos réflexions avec vous, qu’il s’agisse de notre liseuse* préférée, d’un auteur que nous venons de découvrir ou que nous aimons depuis toujours, d’un livre que nous avons adoré, de la création de beaux ebooks…

Nous espérons que vous entrerez dans le dialogue avec nous, avec vos bonnes adresses de librairies numériques, vos conseils de lecture, vos questions et remarques sur la technologie.

Bonne lecture, alors !

* liseuse : appareil dédié pour lire des livres numériques, comme l’Opus de Bookeen ou le Reader de Sony, etc.
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